Marc 6 : 1
8
Jean-Baptiste est le cousin de
Jésus.
L’évangile de Luc nous raconte sa naissance :« Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth
t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne
boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu
avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.(…) Le
huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : Non, il sera appelé Jean. (Luc
1.13-60) »
C'était le fils du prêtre Zacharie et d'Elisabeth, cousine de Marie, mère de Jésus. Zacharie, occupé à faire brûler de l'encens dans le temple reçoit la visite
de Gabriel, qui lui annonce que sa femme Elisabeth mettra au monde un fils qui sera appelé Jean, qui sera rempli d'Esprit Saint, et qui aura la "puissance d'Elie". Zacharie ne croit pas aux
paroles de l'ange, qui lui annonce de fait qu'il perdra l'usage de la parole jusqu'à la naissance de l'enfant.
L’enfant vient au monde. Après la naissance de son fils, Zacharie encore muet, écrit sur une tablette: "Jean est son nom" à l'étonnement de toute la famille car personne ne porte encore ce nom.
Alors, Zacharie retrouve alors la parole :
« Zacharie, son père, fut rempli du Saint Esprit, et il prophétisa, en ces mots :Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, De ce qu'il a visité et racheté
son peuple,
Et nous a suscité un puissant Sauveur Dans la maison de David, son serviteur,
Comme il l'avait annoncé par la
bouche de ses saints prophètes des temps anciens, -
Un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent !
C'est ainsi qu'il manifeste sa miséricorde envers nos pères, Et se souvient de sa sainte alliance,
Selon le serment par
lequel il avait juré à Abraham, notre père,
De nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, De le servir sans
crainte,
En marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie.
Et toi, petit enfant, tu seras
appelé prophète du Très Haut ; Car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies,
Afin de donner à son peuple la connaissance du salut Par le
pardon de ses péchés,
Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en
haut,
Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.
Or, l'enfant
croissait, et se fortifiait en esprit. Et il demeura dans les déserts, jusqu'au jour où il se présenta devant Israël. (Luc 1.64-81)»
Jean vit dans les déserts, se nourrissant de sauterelles grillées et de miel sauvage, jusqu'au jour où il revient proclamer le "baptême de repentir pour la rémission des
péchés, prophétisé par Isaïe". Il a des disciples avec lui:
« Et il alla dans tout le pays des environs de Jourdain, prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés, selon ce qui est écrit dans le livre des paroles
d'Ésaïe, le prophète : C'est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. Toute vallée sera comblée, Toute montagne et toute
colline seront abaissées ; Ce qui est tortueux sera redressé, Et les chemins raboteux seront aplanis. Et toute chair verra le salut de Dieu. Il disait donc à ceux qui venaient
en foule pour être baptisés par lui : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en
vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Déjà même la cognée est mise à la racine des arbres : tout
arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. La foule l'interrogeait, disant : Que devons-nous donc faire ? Il leur répondit : Que celui qui a deux
tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même. Il vint aussi des publicains pour être baptisés, et ils lui dirent : Maître, que
devons-nous faire ? Il leur répondit : N'exigez rien au delà de ce qui vous a été ordonné. Des soldats aussi lui demandèrent : Et nous, que devons-nous faire ? Il leur répondit
: Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde. Comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas
le Christ, il leur dit à tous : Moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Lui, il
vous baptisera du Saint Esprit et de feu. Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera le blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint
point. C'est ainsi que Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple, en lui adressant encore beaucoup d'autres exhortations. (Luc 3.3-19)»
Jésus aussi veut se faire baptisé par Jean-Baptiste. Luc 3, 21-22 : « Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé ; et, pendant qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis toute mon affection. »
Les disciples de Jean suivent alors Jésus. Le travail préparatoire de Jean-Baptiste est terminé. Il était une virgule entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Il clôt l’annonce de la venue du Messie.
Mais Jean provoque la colère d'Hérode Antipas, gouverneur de Judée, à qui il reproche son mariage avec Hérodias, femme de son demi-frère Hérode : « Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. (Marc 6 :18)». Hérode, excédé, fait arrêter Jean et « le fait lier en prison ». La femme Hérodiade veut alors faire tuer Jean mais Hérode Antipas le protége, car il le « connaissait pour un homme juste et saint » et « l'écoutait avec plaisir ». Salomé, fille d'Hérodiade, danse si bien au cours de l'anniversaire d'Hérode, que celui-ci lui accorde tout ce qu'elle voudra. Elle réclame la tête de Jean-Baptiste. Ce-dernier est alors décapité et au cours du banquet organisé par Hérode, un serviteur apporte la tête de Jean-Baptiste. Salomé l'offre à à sa mère Hérodiade, ainsi vengée à ses yeux des reproches de Jean-Baptiste.
Jean avait dénoncé. Si Hérode avait réagi autrement il aurait pu être témoin, disciple du Christ et être sauvé.
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