Comment suis-je devenue chrétienne ?
Eh bien, je suis née dans une famille bouddhiste, chose normale en Thaïlande. Nous habitions à deux pas d'un temple, j'étais à l'école du temple. Mon grand-père était un homme sage et pieux,
c'est à lui surtout que jedois à la fois une bonne base et un bon exemple du bouddhisme théorique et
vécu.
Vers l'âge de 13 ans, l'image de la Croix est apparue dans mon univers jusque là clos, dans un catalogue de bijoux vendus par correspondance ! Cette figure de souffrance sur la croix m'a
attirée, intriguée, quelque peu effrayée. Je m'étais déjà posée la question sur l'identité de l'Homme. La réponse a été donnée en cours d'anglais, par un professeur non-chrétien. On était en
décembre 1977. Mon professeur disait que le 25 décembre était un jour férié pour les "blancs" parce que c'était le jour de naissance d'un certain Jésus, qui serait en gros leur bouddha. Me voilà
renseignée. Cet homme s'appelait Jésus.
Puis un soir, entre deux zappings, ma famille est tombée par hasard sur une émission d'évangélisation faite par des chrétiens thaïlandais. J'ai eu juste le temps d'entendre une phrase : "
Savez-vous pourquoi Jésus est venu naître dans une étable ? Eh bien, c'est parce que le monde n'avait pas de place pour lui. Et vous ? Avez-vous une place pour lui ?". Ma famille n'a pas voulu en savoir davantage. Mais pour moi, c'était clair. C'était mon appel. Cet homme appelé Jésus est venu me chercher jusque dans mon
salon. Alors, par cette nuit claire, je suis sortie à sa rencontre. Regardant instinctivement vers le ciel, je lui ai dit que j'avais de la place s'il voulait bien venir.
Voilà mon premier Noël. Après, providentiellement, j'ai trouvé une publicité dans un journal annonçant une leçon biblique par correspondance. Et là commence l'aventure. J'ai agi plus par émotion
que conviction. Cela se voyait dans l'irrégularité de mes leçons (grâce auxquelles j'ai quand même acquis quelques bases utiles) et dans le manque d'assiduité à l'église. J'ai accueilli la foi avec
une joie sincère, mais sans une véritable soumission. C'est pourquoi durant des années, j'errais entre la bible et les enseignements bouddhiques que j’avais reçus, en passant par autres choses.
Aucun progrès spirituel n'était durable. Je passais de moment de piété quasi-mystique à l'abandon presque immédiat.
Bien entendu, j'ai essayé de combiner l'héritage de mes pères avec la nouvelle foi. Comment se pourrait-il que l'Etre unique ne soit pas le consommateur final de tous les cultes ? (C'était par
cette formule qu'un de nos rois a répondu aux missionnaires jésuites.) Aussi, pendant quelques années, j'avais un rapport vis-à-vis de Dieu qui se calquait sur celui qu'on pouvait avoir avec une de
nos divinités. C'est-à-dire que je récitais la prière chrétienne avant de me coucher en espérant que cela m'apporterait protection et bénédiction. Je ne pouvais alors rien comprendre à la véritable
nouvelle naissance, la conversion totale par laquelle "le monde aurait été crucifié pour moi comme je le serais pour le monde" (Galates 6 : 14).
Le Seigneur a été bon et patient durant tout ce temps. Il me montrait petit à petit qui Il était, grâce à la Parole. Le "coup de foudre" commençait à mûrir pour céder place à l'amour et
l'adoration. J'ai demandé le baptême à l'âge de 17 ans.
Il continuera à travailler encore de longues années pour briser mon orgueil, mes forteresses, etc. D'autres chutes eurent lieu même après cette consécration. Mais à chaque fois, il me pardonnait et
je revenais vers lui comme une fille prodigue qui ne cessait de vouloir s'enfuir. Il a fallu une expérience extrêmement douloureuse qui a failli me coûter la vie pour que j'apprenne à reconnaître
qu'il est l'Eternel.
Cela s'est passé il y a longtemps maintenant. Cette fois-ci, je suis rentrée pour de bon. Non pas que j'ai une telle confiance en moi, mais j'ai enfin appris à faire confiance en Lui !
I.i - Ce qui a changé, de mon point de vue : changement de style de vie, par exemple j'ai arrêté de fuir l'école, fréquenter des fans du heavy metal qui fument du cannabis entre autres. Cela a eu
pour conséquence un meilleur résultat scolaire, un meilleur rapport avec mon entourage. changement de coeur, d'attitude, de valeurs. la certitude d'obtenir le salut par la grâce, de rompre
définitivement avec le cercle infernal de samsara, de connaître un amour jusque là inimaginable qui a fait de moi, minable et insignifiante, une enfant de Dieu.
I.ii Ce qui a changé, de SON point de vue : Et c’est ça, l’essentiel, désormais, Dieu compte.
J’étais dans un monde où «Dieu n’existait pas», je faisais ce qui ME semblait bien, je vivais comme je l’entendais – mais maintenant, il y a Lui !
Vis à vis de Dieu, je deviens son enfant, rachetée par le sang de Jésus.
Une relation d’amour s’est établie en nous, bientôt la découverte d’autres frères et soeurs en Christ allait encore renforcer ce lien.
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