Marc 6 : 1
8
Un ange est un envoyé de Dieu, son messager auprès des hommes. L’épître aux Hébreux (1 :14) décrit les anges comme « des esprits remplissant des fonctions et envoyés
en service pour le bien de ceux qui doivent recevoir en héritage le salut. »
A lire Ezéchiel 1:10:28, il apparaît évident qu’il nous est impossible voire complètement vain de tenter de visualiser et de mentaliser la beauté et la splendeur de la Gloire
de Dieu et de ses anges. Ezéchiel nous rapporte la vision de la Gloire du Seigneur qu’il reçoit mais, dans sa description, il ne peut que s’en approcher en employant les mots
« aspect », « comme » et « ressemblance » :
« En son milieu, la ressemblance de quatre êtres vivants ; tel était leur aspect : ils ressemblaient à des hommes. Chacun avait quatre visages et chacun quatre ailes. Leurs jambes étaient droites ; leurs pieds : comme les sabots d’un veau, scintillant comme étincelle l’airain poli. […] Leurs visages ressemblaient à un visage d’homme ; tous les quatre avaient, à droite une face de lion, à gauche une face de taureau, et tous les quatre avaient une face d’aigle : c’étaient leurs faces. […] »
Rien ne sert de se les représenter, leurs aspects dépassent l’intelligence et l’imagination humaines. Ezéchiel a essayé de transcrire ce qu’il a vu avec ses mots et son intelligence.
La traduction d'André Chouraqui du texte en hébreu intensifie encore plus cette
impression d’impalpable et d’irrationnel. Il s'agissait pour Chouraqui de sortir des habitudes de traductions qui ont fini par figer les textes et les dénaturer par souci de clarté. Il a voulu
revenir à l'original. Chouraqui s’est donc immergé dans la langue, la civilisation juive et la mentalité juive. Il a fait sienne cette langue et cette culture contrairement à beaucoup de
traducteurs qui se basaient sur un dictionnaire. Sa traduction de la vision d’Ezéchiel nous prouve une fois de plus qu’on ne peut tout simplement pas savoir à quoi ou à qui ressemble une créature
céleste :
« Je vois, et voici, le souffle de la tempête vient du Septentrion,
une grande nuée, un feu étincelant, avec, autour, une fulguration.
En son milieu, comme l’oeil d’une coruscation au milieu d’un feu,
avec, en son sein, la forme de quatre Vivants.
Voici leur vision, une forme d’humain par-ci,
Quatre faces à l’un, quatre ailes à l’un, pour eux,
avec leurs pieds, un pied droit,
la plante de leurs pieds comme la plante du pied d’un veau.
Ils scintillent comme un oeil de bronze poli,
des mains d’humain sous leurs ailes, sur leurs quatre quartiers,
leurs faces et leurs ailes, pour les quatre;
leurs ailes assemblées, la femme vers sa soeur, ils ne virent pas en allant,
l’homme au-delà de ses faces, ils vont.
Leurs faces ressemblent à des faces d’humain;
des faces de lion vers la droite pour les quatre;
des faces de boeuf à gauche pour les quatre;
et des faces de vautour pour les quatre.
Leurs faces et leurs ailes sont séparées par le haut.
Pour l’homme, deux sont assemblées sur l’homme
et deux couvrent leur corps.
L’homme au-delà de ses faces, ils vont,
là où il est au souffle d’aller. Ils vont, et ne virent pas en allant.
Les Vivants
La ressemblance des Vivants, leur vision,
est comme des braises incandescentes de feu,
comme une vision de torches.
Elle chemine entre les Vivants avec une fulguration de feu;
et du feu sort l’éclair.
Les Vivants courent et tournent comme une vision de foudre.
Je vois les Vivants, et voici, un rouage à terre,
aux Vivants, à leurs quatre faces.
La vision des rouages et leur action sont comme celles d’un oeil de béryl,
avec une même ressemblance pour eux quatre.
Leur vision et leur action apparaissent
quand le rouage est au milieu du rouage.
En allant, ils vont dans leurs quatre quartiers
et ne virent pas en allant.
Leurs jantes, à elles la hauteur, à elles le frémissement,
leurs jantes sont pleines d’yeux autour, pour les quatre.
Quand les Vivants vont, les rouages vont avec eux.
Quand les Vivants se soulèvent au-dessus de la terre,
les rouages se soulèvent.
Là où il est au souffle d’aller, ils vont;
là où le souffle va, les rouages se soulèvent avec.
Oui, le souffle du Vivant est dans les rouages.
À leur aller, ils vont;
à leur arrêt, ils s’arrêtent;
à leur élévation au-dessus de la terre,
les rouages se soulèvent en apposition.
Oui, le souffle du Vivant est dans les rouages.
Un oeil de glace
Sur les têtes du Vivant, une ressemblance,
un laminé, un oeil de glace, à frémir,
tendu au-dessus de leurs têtes, par en haut.
Sous le laminé, leurs ailes sont droites, la femme vers sa soeur;
deux couvrant, par là, l’homme,
deux couvrant, par là, l’homme de leurs corps.
J’entends la voix de leurs ailes, comme la voix des eaux multiples,
comme la voix de Shadaï en leur aller;
voix du tumulte, comme la voix d’un camp.
À leur arrêt, leurs ailes s’affalent.
Et c’est une voix, en haut du firmament, sur leur tête.
À leur arrêt, leurs ailes s’affalent.
En haut du firmament, sur leur tête,
comme la vision d’une pierre de saphir,
la ressemblance d’un trône; et sur la ressemblance du trône,
une ressemblance comme la vision d’un humain, sur lui, en haut.
Et je vois comme l’oeil de la coruscation, comme une vision de feu,
une maison autour de lui, depuis la vision de ses hanches, et plus haut,
depuis la vision de ses hanches et plus bas,
je vois comme une vision de feu, avec une fulguration autour,
comme la vision de l’arc qui est dans la nuée, un jour de pluie.
Telle est la vision de la fulguration autour.
Et c’est une vision à la ressemblance de la gloire de IHVH-Adonaï !
Je vois, je tombe sur mes faces et j’entends: une voix parle. »
Tout ce que nous savons de l’aspect physique des anges est, que dans le ciel, ils ont des ailes. Dans le premier livre des Rois (1 Rois 6 :23), les deux chérubins dans la chambre sacrée du temple ont deux ailes chacun : « Les Chérubins avaient les ailes déployées : l’aile du premier chérubin touchait le mur et l’aile du second touchait l’autre mur ; et leurs deux ailes […] se touchaient. » Dans l’Apocalypse (Apoc 4 :8), « les quatre animaux [ont] chacun six ailes couvertes d’yeux tout autour et au-dedans. »
En revanche, lorsque les anges se montrent aux hommes, ils ont parfois une forme humaine. Dans Marc 16 :6, Marie de Magdala, marie, mère de Jacques, et Salomé, lorsqu’elles se rendent au tombeau, rencontrent « un jeune homme, vêtu d’une robe blanche ». Par contre, rien ne précise que l’ange qui visite Zacharie (Luc 1 :12) et Marie (Luc 1 :18), pour leur annoncer respectivement la naissance de Jean et celle de Jésus, avait une apparence d’homme.
D’autre part, la Bible précise que les anges sont très nombreux. Apocalypse 5:11 décrit la louange de nombreux anges devant le trône de l'Agneau de Dieu : "leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers". Impossible donc de les compter comme le prétend le New Age et l’ésotérisme. Personne ne peut prétendre savoir combien ils sont.
Les anges ont plus de connaissance que l'homme puisqu’ils ont connaissance de « tout ce qui se passe sur la terre » ( 2 Samuel 14:20). Même les anges déchus ont une connaissance bien plus grande que celle des croyants. Ils savent qui est Jésus dès qu’ils le croisent. Dans Marc 3 :11, « les esprits impurs, quand ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et criaient : ´ Tu es le fils de Dieu ´. » Ce n’est pas pour autant qu’ils sont au courant de tout puisque Matthieu 24 :36 dit : « Mais ce jour et cette heure, nul ne le connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne sinon le Père, et lui seul. »
Ils sont plus puissants que les hommes. C’est un ange qui roule la pierre du tombeau de Jésus sans aucune difficulté ( Matthieu 28:2): « L’Ange descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus).
C’est encore un ange qui ouvre les portes des prisons et libère les apôtres ( Actes 5:19): « Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison. ») Cependant attention l’ange du Seigneur n’est en fait pas un ange, mais le Seigneur lui-même. Dans toute la Bible, cette appellation désigne l’apparition de Dieu sans qu’on puisse le nommer. Quand l’Ange du Seigneur ou l'Ange de l'Eternel apparaît, le mystère demeure entier pour ceux qui le voient. On peut y voir une apparition du Fils avant son incarnation puisque personne n’a vu le Père.
Le nom de Dieu n’est pas donné parce que les hébreux ne nomment pas Dieu directement par crainte de Son Nom. Ils respectent ainsi le commandement : « Ne n’invoqueras pas le nom de ton Dieu en vain. »
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